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Les femmes et la loi salique
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Sous la monarchie française, contrairement à ses
voisins, la France a toujours été gouvernée par un roi, et la reine n'est
que son épouse. Une loi, unique en son genre, régit en effet la succession
au trône et en empêche l'accès aux femmes. Non seulement, elle exclut les
filles de l'héritage paternel, mais elle leur interdit également de
transmettre à leur descendance le moindre droit sur cet héritage.
Elle trouve une justification juridique dans
une interprétation abusive de la loi salique,
loi ancienne des Francs saliens. Ainsi, les reines de France ne
peuvent-elles gouverner le royaume après la mort du roi, sauf lorsqu'elles
assurent la régence pendant la minorité de l'héritier mâle.
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L'idée d'une transmission héréditaire mâle de la
couronne s'est imposée de fait dès 987 à l'avènement de Hugues Capet. Pour
la première fois en 1316, à la mort de
Jean I le Posthume quelques jours après sa naissance, se pose le
problème de la succession. C'est son oncle, Philippe V le Long, deuxième
fils de Philippe le Bel, qui monte sur le trône. De même en 1322, à la
mort de Philippe V, sans héritier mâle, c'est son frère, Charles IV,
dernier fils de Philippe le Bel, qui devient roi. En 1328, à la mort de
Charles VI le Bel sans héritier mâle, la couronne passe à son cousin,
Philippe VI de Valois, neveu de Philippe le Bel.
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C'est ainsi que l'application du principe de la loi
salique (voir le célèbre "les lis ne filent pas"
lancé en 1328 par l'archevêque Jean de Marigny en pleine assemblée de
barons et de prélats qui s'interrogeaient sur la succession à la
Couronne), même s'il n'est invoqué que plus tard, triomphe, excluant les
femmes de toute succession royale.
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Les mariages royaux sont essentiellement des
opérations politiques, étroitement
tributaires des relations internationales. Ainsi, le mariage des futures
reines doit-il consacrer l'acquisition d'une province (Bretagne, Lorraine,
Savoie), sceller une alliance, voire renflouer les caisses du Trésor.
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Les reines sont, sauf exceptions,
des étrangères. Lorsqu'il y a rupture dans la succession en ligne
directe, elles peuvent être françaises. Les collatéraux appelés au trône
sont alors amenés à épouser une fille ou une soeur du roi défunt, comme
Louis XII avec Jeanne de France (1476),
François Ier avec Claude de France (1514), et
Henri IV avec Marguerite de Valois (1572). |
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Marie-Amélie de Bourbon-Sicile) que nous présentons ici contient des
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Françoise Page-Divo

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