 | La chute de Sébastopol constitue l'évènement le plus important de la
guerre de Crimée. Le siège dura un an (septembre 1854-septembre 1855).
Ainsi prenait fin à la guerre de Crimée.
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 | Côté français, 3 généraux se succédèrent à la tête des troupes:
Saint-Arnaud qui mourut du choléra (29 septembre 1854), Canrobert qui
démissionna (16 mai 1855), enfin Pélissier qui reprit le commandement et
dont le plan était de "pousser le siège à outrance".
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 | Côté russe, Todleben fortifia les bastions du sud de Sébastopol et
s'installa dans un siège en règle. Le blocus n'était pas complet puisque les
alliés durent, à plusieurs reprises, repousser les armées russes de
secours en automne 1854, lors des batailles de Balaklava (25 octobre) et d'Inkermann
(5 novembre).
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 | Le siège s'éternisa et l'état sanitaire des armées, décimées par le
choléra, le scorbut et la fièvre était désastreux. Durant celui-ci, Lord
Raglan mourut du choléra et Todleben fut grièvement blessé. Pendant ce
temps, l'opinion publique s'impatientait à Londres, à Paris et même à
Saint-Pétersbourg. Un assaut donné en juin 1855 par le général Bosquet enleva l'ouvrage
fortifié du "Mamelon Vert" aux Russes.
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 | Le 16 Août, les Russes, qui tentaient une sortie au Pont de Traktir, furent battus.
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 | Le 8 septembre enfin, le général Pélissier décida de donner l'assaut
final.
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 | Le général Mac-Mahon s'empara le même jour du "fort de Malakoff", clé de
la défense des Russes, qui abandonnèrent la ville après y avoir mis le feu
le 9 septembre. C'est au fort de Malakoff que Mac-Mahon prononça les mots célèbres "j'y
suis, j'y reste ! " lorsqu'on le prévint que le bastion risquait de
sauter.
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 | Le 10 septembre, le général Pélissier entrait dans Sébastopol, ce qui
lui vaudra le titre de Maréchal de France (12 septembre) et le titre de
duc de Malakoff.
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 | Lors du siège de Sébastopol, les pertes furent considérables: 95.000
morts pour les Français, 20.000 pour les Anglais et 110.000 pour les
Russes ! |