






















|
|

Pisanello
l'inventeur du portrait en médaille
 |
La bibliographie de Pisanello est assez obscure. On ne
connaît pas avec certitude ses lieux et dates de naissance et de
mort. Des documents trouvés à Pise, attestent que son père, Puccino di
Giovanni da Cereto, "citoyen de Pise", dans ses dernières volontés,
désignait comme usufruitière de ses biens Elisabetta, son épouse,
originaire de Vérone, et comme son héritier universel Antonio, "son fils
légitime né de ladite dame Elisabetta". Le testament original n'a pas été
retrouvé.
Pisanello est probablement mort en octobre 1455 à Rome.
|
 |
Peintre et médailleur du
Quattrocento, Antonio Pisano, dit Pisanello (son surnom signifie "petit
Pisan"), invente le portrait en médaille, genre artistique nouveau,
qui n'est pas sans rappeler les grands médaillons de bronze de l'Antiquité
romaine, ainsi que les médailles de Constantin et d'Héraclius que
possédait le duc de Berry, et dont les moulages avaient répandu la
connaissance.
|
 |
La technique de fonte utilisée par Pisanello est
différente de celle employée pour la production de monnaies dans
l'Antiquité.
Pisanello utilise la technique de la "cire perdue".
L'artiste, dans un premier temps préparait un dessin pour les deux côtés
de la médaille, d'où il tirait un modèle en cire recouvert d'argile. Ce
modèle était ensuite "perdu" quand il coulait le bronze dans un moule.
L'original n'existant plus, il utilisait le premier exemplaire comme
matrice pour en tirer des copies ultérieures.
|
 |
Pisanello est avant tout un peintre, et il l'affirme au
revers de ses médailles qu'il signe de la formule suivante:
OPVS PISANI
PICTORIS.
|
 |
Les médailles de Pisanello, réservées à une élite,
jouirent d'une grande faveur dans les milieux princiers et humanistes des
cités italiennes de la Renaissance, où
naissaient les nouveaux idéaux de responsabilité individuelle et de vertu
civique.
Recherché pour la fidélité et le réalisme de ses portraits, Pisanello,
s'est attaché à glorifier les Visconti et les
Sforza à Milan, les
Gonzague à Mantoue, les Este à
Ferrare, les Malatesta à Rimini, tous ces
"petits Césars" et "codottieri" (mercenaires), en mal de légitimité
véritable, qui avaient besoin de se créer une structure idéologique et des
moyens de propagande.
|
 |
Pisanello, artiste courtois par excellence, par le
réalisme des portraits de l'avers de ses médailles, exprime si bien de
façon analytique le caractère du personnage, tandis que l'allégorie du
revers, par une représentation symbolique, en donne les vertus. Mais,
comment ne pas être troublé par l'essence de son génie ? Son art naît, non
pas de sa technique ni de sa virtuosité, mais de son trouble devant les
choses. Même s'il traduit le réel dans une langue spéciale, c'est le "réel
qui l'a touché" (J. de Foville, Pisanello et les Médailleurs
italiens).
Percevant le secret des âmes, il a senti la méfiance maladive de
Filippo Maria Visconti, la spiritualité et la
dissimulation de Leonello d'Este, la
courtoisie de Piccino Novello, la pureté et
la sublimation de Cecilia Gonzague,
l'intelligence éclairée d'Alphonse V d'Aragon,
amateur passionné de monnaies antiques, le caractère aristocratique d'Iñigo d'Avalos,
ou encore la vaillance du condottiere Piccino
Nicollo. |

Carte de Etats de la
péninsule italienne (1454-1498).
Le diaporama des médailles de Pisanello que nous
présentons ici contient des éléments susceptibles de ne pas être affichés
dans votre navigateur. Il a été optimisé pour des versions plus récentes de
Microsoft Internet Explorer.
Vous devez disposer de
Microsoft PowerPoint.
Si vous voulez quand même continuer, cliquez sur le lien suivant:
Diaporama des médailles de Pisanello
et accepter le contrôle active X, si cela vous est
demandé, pour le visionner.
Françoise Page-Divo
|