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L'Italie "libre jusqu'à
l'Adriatique"

Départ de Napoléon III pour l'Armée d'Italie (10
mai 1859)
d'après une lithographie de M.
Morier (Collection du Cabinet des Estampes de la BnF)
 | Le 3 mai 1859, Napoléon III annonce du Palais des Tuileries la guerre
à l'Autriche.
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 | La guerre d'Italie fut courte. Elle fut marquée par les 2 victoires
Magenta (4 juin 1859) et
Solférino (24 juin 1859). Puis brusquement, Napoléon III offrit la
paix à l'empereur d'Autriche, François-Joseph, à
Villafranca (12 juillet 1859). La paix sera ratifiée en traité
définitif à Zürich (10 novembre 1859). Les principales causes sont les
suivantes:
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 | Côté italien:
 | l'ambition de Cavour (Premier ministre piémontais) de chasser les
Autrichiens et de fonder une fédération de Sardaigne sous la direction
du roi de Sardaigne, Victor-Emmanuel II. |
 | la volonté des "carbonari" italiens de détruire les Etats de
l'Eglise.
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 | Côté français:
 | la sympathie de Napoléon III, ancien "carbonaro", pour le "principe
des nationalités". |
 | son désir d'obtenir la Savoie et le comté de Nice. |
 | l'attentat d'Orsini (4 janvier 1858) contre Napoléon III, et dont
les nombreuses lettres le suppliaient de prendre en mains la cause
italienne. |
 | l'entrevue secrète de
Plombières dans les Vosges (20 juillet 1858) entre Napoléon
III et Cavour, où furent décidées les conditions de l'alliance et les
modifications à apporter, après la victoire, au statut territorial de
l'Italie. L'alliance
franco-sarde ne devait jouer que si l'Autriche attaquait le Piémont. |
 | l'action personnelle de la comtesse de Castiglione (envoyée par
Cavour auprès de l'empereur pour être sa maîtresse).
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 | Côté autrichien:
 | la maladresse de l'Autriche, qui tomba dans le piège que Cavour lui
tendait. |
 | la sommation de l'Autriche au roi de Sardaigne de désarmer dans les
3 jours (23 avril 1859), qui refusa sur les conseils de Cavour. |
 | les troupes autrichiennes qui franchissent le Tessin (29 avril). |
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Françoise Page-Divo
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