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Le carnage de Solférino

Napoléon III à Solférino, par
Ernest Meissonier
(Musée du Second Empire, Compiègne)
 | Battus à
Magenta (4 juin 1859), les Autrichiens renoncent à défendre
l'Adda, l'Oglio et la Chiese, pour se réfugier derrière le Mincio. Le
17 juin, l'empereur d'Autriche, François-Joseph,
prend le commandement en chef de son armée. Quelques jours plus
tard, à la nouvelle des dispositions hostiles de la Prusse à l'égard
de la France, il donne l'ordre à son armée, forte de 160.000 hommes de
repasser le Mincio. Cette détermination rend inévitable une rencontre
avec l'armée franco-piémontaise.
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 | Les alliés commandés par Napoléon III en personne sont au nombre
de 135.000 hommes. Pendant plus de 12 heures, près de 300.000 hommes
vont combattre avec acharnement. Les meilleurs troupes furent engagées
sous les commandements des grands généraux: Niel,
Canrobert,
Mac-Mahon, Baragay-d'Hilliers,
Bazaine, Forey.
Le 4ème corps, commandé par Niel, joua un rôle très important dans
cette terrible bataille, où les alliés eurent 17.000 hommes hors de
combat, et les Autrichiens 21.000.
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 | Malgré la résistance du 8ème corps autrichien, commandé par le
général von Benedek, la défaite des
Autrichiens fut inévitable après la prise des hauteurs de Cavriana par
les troupes de Bazaine et de général Forey. Aussi, François-Joseph
ordonna-t-il la retraite quand il vit le drapeau français flotter sur
la tour de Solférino.
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 | Quant à Napoléon III, effrayé par l'effroyable carnage de la
bataille, par le mouvement révolutionnaire qui se propageait en Italie
centrale, et surtout par la Prusse qui commençait à mobiliser sur le
Rhin, il offrit brusquement la paix à François-Joseph en arrêtant le
combat (6 juillet).
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 | La vue du champ de bataille de Solférino avait bouleversé Napoléon
III. La description qu'en donna l'écrivain suisse
Henri Dunant (1828-1910) dans sa brochure
intitulée "Un souvenir de Solférino"
(1862) produisit une telle émotion dans le monde qu'elle contribua à
la signature de la Convention de Genève le 22 août 1864 pour
l'amélioration du sort des militaires
blessés et à la formation des Sociétés de la
Croix- Rouge pour le secours aux blessés (1864). |
Françoise Page-Divo
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