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"Un royaume arabe"

Napoléon III rend la liberté à
Abd el-Kader (16 octobre 1852),
d'après le tableau de Tissier (Musée de Versailles)
 | L'Emir Abd el-Kader (1807-1883) est l'âme de la
résistance algérienne contre la colonisation française en Algérie. Sa
lutte dura 15 ans, de 1832 à 1847. Bon diplomate et valeureux soldat, il
voulait faire reconnaître officiellement son pouvoir par la France, et
pour atteindre ce but, il se posa devant les Français comme le maître
incontesté des Arabes. Cette habile politique réussit dans un
premier temps.
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 | La prise de sa "smala" en 1843 par le duc d'Aumale, la victoire du
général Bugeaud à Isly en 1844 sur les troupes de son allié, le sultan
marocain Abd er-Rahman, préparent sa soumission au général Lamoricière en
décembre 1847. Malgré les promesses de ce dernier et du duc d'Aumale de le
conduire à Alexandrie ou en Arabie, Abd el-Kader sera interné à Toulon,
puis au château de Pau, puis à celui d'Amboise.
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 | C'est Louis Napoléon qui, de retour de son voyage à Bordeaux,
s'arrêtant à Amboise, vint annoncer sa libération à l'Emir (16 octobre
1852). Au cours de cette entrevue immortalisée par un tableau du peintre
Ange Tissier, Abd el-Kader dit en aparté au Prince-Président : "D'autres
ont pu me terrasser, d'autres ont pu m'enchaîner, mais Louis-Napoléon est
le seul qui m'ait vaincu".
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 | En 1860, lors des massacres de Syrie, l'Emir sauvera de nombreux
chrétiens.
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 | Abd el-Kader, qui s'était installé dans sa ferme du Doummar, près de
Damas en Syrie, y mourut le 26 mai 1883. Depuis 1964, ses cendres reposent
à Alger, où l'ancienne place du maréchal Bugeaud porte actuellement son
nom. |
Françoise Page-Divo
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